Nouveau remorqueur à Dieppe: l’Albâtre sur la côte

Le nouveau remorqueur L’Albâtre, issu des chantiers TSM, a fait son entrée dans le bassin Ango jeudi midi. Un bijou de technologie et de polyvalence.

Cette nouveauté méritait bien une véritable cérémonie : jeudi en fin de matinée, le remorqueur du port, Gabriel de Clieu, a emmené au large le président du syndicat mixte du port (SMPD) Alain Le Vern, sa directrice, Marie-Dominique Fouchaux, et la sous-préfète, Martine Laquièze, notamment, pour prendre possession du nouveau remorqueur tout juste arrivé des Pays-Bas, l’Albâtre.

Loïc Thomas, directeur de la compagnie de remorquage Thomas service maritime (TSM), a livré en personne son navire haute technologie au port, qui en sera locataire et l’utilisera à partir du 1er avril… Ou plus tôt, si le Gabriel de Clieu est vendu.
Le Port a passé un marché avec le Compagnie de remorquage dieppois, filiale de TSM, pour la mise à disposition de ce remorqueur pour une durée de sept ans. Le Gabriel de Clieu, issu il y a quarante ans des chantiers dieppois de Manche industrie marine, est en effet vieillissant… et plus aux normes. L’Albâtre, en revanche, est presque unique au monde : innovant, compact, puissant, « il a pour qualité majeure la polyvalence », d’après le président du port, car il est équipé des matériels lui permettant de réaliser des opérations en mer (remorquage, relevage d’ancres, pose de bouées), du nivelage (pour maintenir le niveau des fonds des bassins après dragage, ce qui était auparavant confié à une entreprise… et payé), du transport de charge et de levage (avec une grue) mais aussi du transport de personnels. Autant de missions que l’Albâtre pourra prendre en charge dans le port de Dieppe, mais aussi au cours d’opérations extérieures. Plus le bateau et son équipage (deux fois quatre personnes, les mêmes que sur le Gabriel de Clieu, qui suivront une formation) seront sollicités, plus le montant de la location (600 000 € par an) sera revu à la baisse pour le port. Alain Le Vern estime par ailleurs l’économie annuelle permise par ce nouvel outil à « 200 à 250 000 € ».

« Un signal fort »

L’Albâtre pourra intervenir « de Fécamp au Tréport », dans l’éolien offshore, par exemple, ou « remorquer des barges jusqu’à Penly », évoque la directrice du SMPD. Jusqu’alors, le Gabriel de Clieu assurait une centaine de remorquages annuels. « On s’impose d’avoir un remorqueur, c’est un plus commercial et une sécurité supplémentaire. Mais le port de New Haven n’en a pas, à titre de comparaison », note encore Marie-Dominique Fouchaux. Pas de doute : « C’est un signal fort en direction des opérateurs et la démonstration qu’avec un outillage et une infrastructure renouvelés, le port est résolument tourné vers l’avenir et le développement des futurs parcs éoliens offshore ! », conclut Alain Le Vern.
Anne-sophie Groue
Economie prévue : 200 à 250 000 €
Loïc Thomas, directeur de TSM, détaille les caractéristiques techniques de son remorqueur de près de 4M€ : « Il a 50 % de puissance de plus que le précédent avec ses deux moteurs, ce qui apporte plus de sécurité dans la manœuvre. Sa propulsion « azimutale », qui s’effectue par une hélice fixe, lui permet de tourner à 360 degrés et de se positionner très précisément. Le travail de remorque ne se fait plus à la main, mais grâce à cinq treuils automatisés : les matelots restent sur la passerelle et ne sont pas exposés. C’est un progrès ergonomique énorme. Il est également doté d’une grue qui peut porter 2,7 t à 12 m ! »

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