Thomas Services Maritimes, Un remorqueur polyvalent nouvelle génération

Construit aux chantiers Padmos de Stellendam, près de Rotterdam, le « TSM Albâtre » a franchi les digues de Dieppe, son port d’attache le 18 janvier.
Avant d’entrer en service en avril, son armateur, Thomas Services Maritimes (TSM), aura l’occasion de le tester sur diverses opérations en Seine et en mer. Ses atouts maîtres : sa manœuvrabilité liée à la technologie ASD et son extrême polyvalence. Directeur de TSM, Loïc Thomas affirme qu’il est unique en Europe et prévoit un avenir prometteur pour ce type d’engins.

« D’ordinaire, quand on réceptionne un navire, les alertes ne cessent de sonner. Là en 36 heures de trajet pour arriver à Dieppe, une seule alerte a retenti. » Loïc Thomas ne tarit pas d’éloges sur les chantiers néerlandais qui ont travaillés sur ce projet en collaboration avec Windcat, par ailleurs partenaire de TSM pour les catamarans de servitude dédiés à l’éolien offshore.
« Nous les connaissons depuis longtemps. Leur travail est remarquable, notamment en terme de finition », commente l’armateur. « Au niveau de la manœuvrabilité et des vibrations, il n’y a pas photo avec le Gabriel de Clieu (1) », ajoute monsieur Dombre, responsable des opérations chez TSM. Pour l’armateur rouennais, quel a pu être le déclencheur pour investir près de 4 millions d’euros ? « Au départ, il y a la prise en compte des besoins du port de Dieppe. Ensuite nous avons réfléchi pour rendre l’engin polyvalent afin d’équilibré ses comptes d’exploitation  » explique Loïc Thomas. Renouvelable au 1er janvier dernier, le contrat liant la compagnie de remorquage dieppois, filiale de TSM, au syndicat mixte du port de Dieppe portera sur 7 ans et sur une location annuelle d’un montant de 600 000 euros, soit moitié moins que le précédent contrat, pour une centaine de traction portuaires en moyenne chaque année.

CONTRATS EN VUE

Parallèlement, TSM cherche clairement à se positionner sur deux autres marchés. D’abord, la maintenance pour les futurs parcs éoliens offshore seinemarins (Fécamp, Le Tréport). Le TSM Albâtre peut embarquer 12 passagers et du matériel grâce à sa grue marine de 38 tonnes.

« Nous sommes prêts pour des études géotechniques ou des poses de capteurs, des missions de 1 à 2 jours » précise Loïc Thomas. Ensuite, le remorqueur dieppois est le seul en France à pouvoir tracter via son portique arrière une bande niveleuse ou « charrue ».
Déjà des contrats commerciaux sont en vue avec d’importants donneurs d’ordres en matières de mise à niveau de fonds ou de complément à des opérations de dragage. « Dans beaucoup de ports secondaires, gérés par des CCI notamment, la question de l’entretien ou du renouvellement de vieilles unités, se pose », rappelle Loïc Thomas.
Qui plus est, par leur puissance et leur précision de positionnement, des navires tels le TSM Albâtre pourraient être amenés à jouer un rôle d’auxiliaire intéressant dans les grand ports maritimes. En attendant sa prise de fonction officielle à Dieppe en avril, le remorqueur dieppois va être testé en Seine, en discussion avec le pilotage, pour servir des bâteaux affichant jusqu’à 290 mètres de longueur.

(1) Construit en 1973 par les Ateliers et chantiers de la Manche (ACM) à Dieppe, ce remorqueur, propriété du syndicat mixte, sera mis en vente.

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